« Tu seras un homme, mon fils »

« Tu seras un homme, mon fils »

Le 1er juin dernier, la Fondation des Femmes a marqué les esprits avec la diffusion sur TF1, en amont du match de préparation à la Coupe du monde de Football « France – Italie », de sa nouvelle campagne de sensibilisation aux violences faites aux femmes : « Tu seras un homme, mon fils ».

Un film poignant de 45 secondes, réalisé par Jérôme de Gerlache avec, en fond, la voix du rappeur Oxmo Puccino. Inspiré du poème de Rudyard Kipling « Tu seras un homme mon fils », le spot met en avant l’importance de l’éducation et de la transmission de valeurs  propices à favoriser l’égalité, dans la lutte contre les violences et les inégalités envers les femmes. Parce que ce combat ne sera pas gagné sans les hommes, la Fondation des Femmes leur a adressé un message fort ayant pour objectif d’agir pour empêcher la reproduction de ces comportements d’une génération à l’autre.

Pour atteindre leur objectif et mobiliser l’opinion publique, la Fondation des Femmes a mis en place une campagne d’envergure. Avec le soutien de TF1 et France Télévision, le film a notamment bénéficié d’un plan média télé conséquent et surtout d’un lancement fort.  En effet,  le spot a été dévoilé à un moment clé : le match de préparation à la Coupe du monde de Football « France – Italie ». L’événement ayant rassemblé 7 648 000 téléspectateurs, en particulier des hommes, s’est avéré être le moment idéal. Une belle action de communication, bien orchestrée qui met en avant un travail collaboratif réussi. Aujourd’hui notre métier consiste aussi à créer des synergies et mettre en relation des acteurs, parfois très différents, pour créer un échange gagnant-gagnant. Dans le cadre de cette campagne, TF1 et France Télévision, affichent leur soutien à une cause bienveillante et vont dans le sens du gouvernement pour qui l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité.

Dans la même lignée, la Fondation des Femmes a reçu le soutien de la Fédération Française de Rugby qui s’est engagée à diffuser le film auprès des jeunes joueurs, dans les stades et les centres de formation.

Pour finir, toute communication passe aujourd’hui par les réseaux sociaux. Le community management est devenu une expertise clé à maîtriser pour qu’une campagne touche le plus grand nombre. La Fondation des Femmes a donc, en parallèle de sa campagne en télévision, largement diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Le #TuSerasUnHommeMonFils ayant été repris en masse tant par les médias (BFM, France Info…) que par le grand public.

La campagne de sensibilisation « Tu seras un homme, mon fils » s’affirme comme une communication efficace, qui a su créer l’engagement du plus grand nombre. Mais est-ce qu’une seule campagne réussie, via un « buzz », est suffisante pour avoir des dons pérennes ? Le soutien à cette cause évoquée par un très grand nombre sera-t-il éphémère ou permettra-t-il à la Fondation des Femmes de collecter davantage de dons sur du long terme ?

Lien vers le film : https://www.youtube.com/watch?v=q1e6rFT8E4c

Chloe VANDYSTADT – www.rp-infinies.fr

« La pub est morte, vive les RP »

« La pub est morte, vive les RP »

Dans leur livre « La pub est morte, vive les RP »,  Al et Laura Ries  rappellent les différences entre relations presse et publicités : lancement de la marque d’une part, maintien de sa notoriété d’autre part.  A leurs yeux, ce sont aux RP de générer les perceptions positives que les campagnes de pub pourront ensuite exploiter. La publicité doit s’inscrire dans la continuité des RP et défendre la marque que celles-ci ont créée. Toutes les grandes réussites marketing récentes renvoient à des succès de RP, avec très peu d’investissements publicitaires. Mais quelles sont donc les complémentarités de ces deux outils de communication que l’on pense souvent opposés ?

Publicité… RP… Quèsaco ?

On a parfois tendance à confondre RP et publicité. Il est vrai que la limite peut sembler vague, d’autant plus que les deux utilisent les mêmes supports : les médias. Retour sur les différences entre ces faux jumeaux.

La publicité, c’est la visibilité que l’on achète (Paid Media).

On choisit le contenu que l’on souhaite diffuser et l’on sait exactement quand, et comment ce dernier paraîtra.  C’est une méthode vieille comme le monde que l’entreprise maîtrisé, et sa répétition dépend entièrement du budget disponible. La publicité peut en effet demander un budget conséquent en fonction du type de campagne mené.

Les relations presses sont, quant à elles, une visibilité que l’on obtient (Earned Media).

On parle de RP dès lors qu’une tierce personne (journalistes, influenceurs…) nous mentionne. Elles regroupent l’ensemble des actions effectuées à destination de la presse dans le but d’obtenir une couverture presse à l’entreprise ou à ses produits. Une fois l’information transmise au journaliste, il est seul à décider si il souhaite la traiter, de quelle manière et à quel moment. Il est donc important de nouer des relations solides avec les médias pour assurer des retombées de qualités.

L’impact et l’interprétation d’une pub et des RP pour le commun des mortels est très différents. En effet, une étude relayée par CBNews, en 2013, montrait que seuls 15% des français font confiance aux publicités. À l’inverse, l’impact du bouche-à-oreille est bien plus important en France selon un article de La Tribune. Le bouche-à-oreille, c’est aussi ce qu’apportent les RP. Le public fait davantage confiance au earned media dont une marque bénéficie dans la presse et les blogs, sur les réseaux sociaux, les forums, ou au travers des avis et commentaires des consommateurs.

En termes d’image et de réputation, les RP sont une arme ultime. La publicité à l’inverse offre des possibilités de ciblage incroyable.

Alors pub et RP, complémentaires ou non ?

Et bien… tout est complémentaire. La publicité est essentielle parce qu’elle délivre un contenu à fort impact, important pour asseoir une image. Les RP nouent une relation durable. Elles reposent sur le contenu, le terrain, la visibilité.

Tout dépend donc de l’objectif mené lors de la campagne. Ce dernier déterminera alors l’action et l’outil de communication. Le mix-média reste le plus largement prôné par les professionnels de la communication afin d’harmoniser ces actions et d’étendre leurs succès.

Mais peut-être que l’engouement et le poids  des réseaux sociaux, changeront  à terme la donne sur cette complémentarité…

Aline WEBER  – www.rp-infinies.fr

Comment profiter de la Coupe du Monde pour communiquer autour de sa marque ?

Comment profiter de la Coupe du Monde pour communiquer autour de sa marque ?

La Coupe du Monde, forte de son succès, était l’occasion pour de nombreuses marques de profiter de cet évènement international pour se mettre en avant.

Selon une étude Harris Interactive de début 2018, un français sur deux avait l’intention de suivre la Coupe du Monde de football qui s’est tenue en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018. Ce score est encore plus fort auprès des hommes (63% d’entre eux ont cette intention) et auprès des moins de

35 ans (68%). Par rapport à leurs habitudes le reste de l’année, les Français ont déclaré vouloir davantage échanger, commenter et partager à l’occasion de la Coupe du Monde.

Voilà pourquoi il était judicieux de mettre en avant sa marque durant ce mois festif autour du sport le plus médiatisé au monde, et il en est de même pour toutes les opérations sportives de grande ampleur.

Qu’est-il possible de mettre en place pour sa communication ?

Plusieurs possibilités s’offraient alors aux entreprises : une opération commerciale telle qu’une offre spéciale, des ventes privées ou un cadeau à un client avec pour thématique la Coupe du Monde. Par exemple, des TV remboursées si la France gagnait la compétition (ce qui est le cas).

Se rapprocher de sa communauté sur les réseaux sociaux. En effet, les clients fidèles ou attachés à une marque attendent qu’elle soit présente sur les réseaux sociaux pour suivre son actualité et entrer en contact de manière conviviale avec elle.

La Coupe du Monde était aussi l’occasion pour les marques de montrer leur engagement et leur soutien national, ainsi, d’échanger autour d’un sujet fédérateur avec leur communauté. L’interaction peut être enrichie en demandant aux internautes leurs pronostics pour les prochains matchs.

Organisation d’un jeu concours pour faire gagner des lots à des clients ou followers. Cela permet de jouer sur le collectif et l’image de la Coupe du Monde véhiculant notamment les valeurs suivantes : patriotisme, fête, sport et émotion.

Lancer un produit ou créer une offre en édition limitée, en lien avec l’activité de l’entreprise. Par exemple, le lancement d’un burger en rapport avec les Bleus pour un restaurant, des offres comme un menu acheté ou un cocktail : un kit coupe du monde offert (drapeau, perruque, etc…).

Les campagnes de publicités peuvent également intégrer cette thématique afin de toucher un large public, comme par exemple la SNCF (cf photo) qui a joué la carte de l’humour avec le jeu de mot coupe du monde/couper du monde.

De plus, la marque des Poulets de Loué a mis en place une campagne d’affichage faisant apparaître un homme à l’image de Didier Deschamps portant une poule, accompagné du slogan humoristique : « Didier, éleveur de poulets des champs ». Il était possible de commander l’affiche gratuitement pour la recevoir chez soi. Déclencher le rire est un grand atout pour la marque. L’humour dans la publicité impacte l’attention du consommateur et aide à la mémorisation. Ce qui est donc fortement bénéfique pour la marque.

 

Selon nous, les communicants, il est très important aujourd’hui d’ancrer ses actions de communication, publicité et relations presse dans des évènements qui touchent toute la population ou une majorité, comme la fête des mères, fête des pères, Pâques, Noël…lorsque le secteur de l’entreprise le permet. La Coupe du Monde en fait partie, au même titre que les Jeux Olympiques.

En résumé, la période de la Coupe du Monde est idéale pour profiter de l’engouement médiatique engendré par cet évènement mondial !

Communiquer autour de la Coupe du Monde devrait permettre de vendre plus, ou de gagner des clients. C’est pourquoi chaque action de communication doit remonter des statistiques d’évolution de chiffre d’affaires ou de clientèle afin d’en contrôler le ROI.

Nous pouvons tout de même nous demander si communiquer autour de la Coupe du Monde permet réellement de vendre plus, ou de gagner des clients ?

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinies.fr

Chatbot : quel avenir ?

Chatbots : quel avenir ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un chatbot ?

Un « chatbot » est un agent conversationnel automatisé, c’est à dire un programme informatique qui simule une conversation humaine en s’appuyant sur une base de données afin de répondre aux questions d’un interlocuteur humain. Cet assistant virtuel est de plus en plus présent sur les sites, notamment marchands, pour répondre aux requêtes des internautes, dans un monde où nous attendons des réponses toujours plus rapides de la part des marques.

Comment fonctionne-t-il ?

Afin de guider l’utilisateur, le robot intègre des règles définies au préalable lui permettant de répondre à telle ou telle question. Ce système utilise l’intelligence artificielle : grâce à cela, le robot interprète et analyse les questions du consommateur. Au fur et à mesure des discussions, il « apprend » davantage pour apporter une réponse de plus en plus précise. Le chatbot évolue dans la durée.

Par exemple, l’assistant virtuel du site marchand Levi’s permet au client d’être dirigé tout le long de sa recherche pour trouver LE jean qui correspond à toutes ses attentes (cf image).

Quant à Séphora ou L’Oréal, ces deux géants de la cosmétique ont mis en place des chatbots en utilisant Facebook Messenger. Ceux-ci apprennent les rituels beauté des clientes pour les conseiller ensuite sur les produits en rapport avec leur routine et leurs besoins.

Selon une enquête HubSpot de 2017, les consommateurs ont déjà adopté l’interaction avec le chatbot : 47% des consommateurs achèteraient des objets à partir d’un chatbot et 37% des consommateurs préfèrent acheter des articles via la page Facebook d’une entreprise plutôt que par le biais de son site Web.

Voyons les avantages que le chatbot présente.

Chatbots, quels avantages …

Les marques mettant en œuvre un chatbot gagnent en interactivité avec les consommateurs car elles peuvent communiquer directement avec eux. La conversation est personnalisée, en one-to-one avec leurs publics. Le chatbot peut être employé pour des entreprises de tout domaine.

Celui-ci peut s’intégrer aux réseaux sociaux, comme Facebook Messenger. L’annonceur gagne en visibilité et en flexibilité car il peut communiquer 24h sur 24 et 7 jours sur 7 avec les internautes. Cela donne l’opportunité d’un nouveau canal d’échanges et de discussion plus ludique qu’un questionnaire de satisfaction ou qu’une Foire Aux Questions.

… et leurs limites

L’assistant virtuel doit évidemment toujours être contrôlé. Ses réponses sont limitées et les sujets délicats ne peuvent être traités. L’utilisation d’un chatbot demande du travail supplémentaire aux entreprises, des personnes doivent être dédiées à sa gestion pour l’enrichir.

 

Malgré tous les avantages que le chatbot comporte, il ne remplace pas la relation humaine, selon nous, les attachées de presse. La réponse ne peut pas être aussi précise, complète et personnalisée qu’avec un humain même si le travail de développement de ces robots est réalisé dans ce sens.

Chatbots, quel l’avenir ?

À l’avenir, l’interaction orale avec les appareils high-tech sera d’autant plus développée même si cela a déjà bien commencé, notamment avec Google Home ou les assistants vocaux tels que Siri pour Apple, Google Assistant pour Androïd. La transition prendra un certain temps car la technologie doit s’affiner pour éviter l’effet déceptif auprès des utilisateurs, mais le commerce conversationnel va devenir réalité. L’équilibre humain/machine reste cependant à affiner.

Mais est-ce au goût de tous ? Jusqu’où la robotisation et la déshumanisation iront ? Autant de questions à se poser à l’ère du tout numérique et du développement important de l’intelligence artificielle.

La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence serait apparemment devenue cool ! C’est en tous cas ce qu’affirme Urban Sublime, un bureau de tendances marketing. Parmi les grandes nouveautés pour 2018, la transparence apparait comme un nouvel élément à mettre en avant dans toutes  les entreprises.

D’après une étude Ipsos, 72% des Français attendent des marques et des entreprises qu’elles soient responsables et transparentes. Les attachés de presse constatent aujourd’hui un vrai besoin de confiance du grand public envers les marques. D’après Abilways, 89% des personnes seraient même capable de quitter une marque si elles s’estiment dupées. Un simple discours « marketing » ne marche plus, il faut des preuves et il faut les afficher.

Tout savoir sur l’entreprise

Aujourd’hui le grand public veut tout savoir sur l’entreprise ! Tant sur comment sont fabriqués les produits, que sur son histoire, sa santé financière, ses projets… D’ailleurs certaines entreprises, comme Maison standards, expliquent clairement leurs coûts, étapes par étapes, ainsi que la distribution de leurs produits sur leur site. Maison standards est d’ailleurs souvent citée comme un bel exemple de transparence !

Cette tendance est également très en vogue dans l’alimentaire grâce notamment aux agriculteurs qui réclament d’être payés à un prix juste et transparent. Un mouvement largement suivi par les consommateurs qui veulent savoir ce qu’ils mangent et combien gagne le producteur. Avec « C’est qui le patron ?« , la première marque dont les produits sont élaborés par les clients, Nicolas Chabanne a chamboulé la consommation.

 

Le but de « C’est qui le patron ? » : créer ensemble des produits bons et responsables, rémunérant tout le monde au juste prix. La transparence est donc au cœur de ce mode de consommation !  

Pour montrer leurs valeurs, les entreprises ouvrent également de plus en plus les portes de leurs usines et mettent en avant leurs salariés. On peut citer par exemple Seat, qui avait mis en scène ses salariés dans une publicité télévisée ou encore Blédina qui a lancé un jeu concours, « Du champs au petit pot », pour inviter des parents témoins en 2017 à venir visiter son usine et ses champs. Des opérations ayant pour but de montrer, en toute simplicité, comment travaille l’entreprise et qu’il n’y a rien à cacher. L’objectif : rassurer le consommateur et créer une relation de confiance.

Avec l’exemple de Blédina on constate également que les consommateurs sont de plus en plus sollicités pour témoigner ou s’investir directement dans les entreprises auxquelles ils croient. C’est d’ailleurs grâce à ce levier que le crowfunding marche aussi bien ! Réglementé depuis octobre 2014, le financement participatif, contribue à un processus de désintermédiation, le particulier est directement en lien avec l’entreprise. Comme succès storie de ce modèle économique, on peut notamment parler du Slip français.

Quand la transparence va encore plus loin

La transparence serait-elle donc la nouvelle tendance car elle s’installe bien plus loin que juste dans la communication des marques ? En effet,  au-delà de la communication des entreprises, la transparence gagne du terrain aussi dans les restaurants ! Aujourd’hui de plus en plus de restaurants ouvrent leurs cuisines ou préparent leurs plats devant les yeux des consommateurs. Ces derniers veulent constater et vérifier par eux-mêmes que ce qui est affirmé par le restaurateur est vrai ! Dans les restaurants sous le modèle économique de la franchise, les têtes de réseaux l’ont bien compris. On peut notamment citer comme exemple les restaurants Subway ou PITAYA ou les plats sont préparés à la commande devant le client. Lieu de vérité par excellence, le consommateur examine la propreté et le processus de confection de son repas. La transparence devient alors un appui de vente et un outil marketing à part entière.

Les réseaux sociaux vecteurs de transparence ?

Sur les réseaux sociaux, grâce notamment aux influenceurs, une marque peut connaître son heure de gloire ou être totalement montré du doigt en toute transparence ! On se souvient notamment, il y a quelques mois du magasin Carrefour d’Evry ou de nombreuses vidéos ont circulé montrant des souris dans le pain proposé au rayon boulangerie. L’erreur ne pardonne pas ! Dans ce type de situation, l’entreprise doit notamment réagir vite et efficacement, c’est ce que l’on appelle une communication de crise.

Aujourd’hui les produits sont pris en photo, détaillés, décortiqués dans les moindres détails… les réseaux sociaux ont une part considérable dans le jugement des consommateurs. Les jeunes ne regardent plus la télé et ne lisent plus, ils sont attentifs à l’avis des influenceurs, un métier en plein développement ! Ces derniers annoncent de plus en plus lorsqu’ils sont payés et n’hésitent pas parler franchement de ce qu’ils testent. Qualités, défauts, avantages, inconvénients, tout est passé au crible. Une marque ne doit rien avoir à cacher ou sinon cela parait très vite suspect !

Allons encore plus loin

 Et si la transparence gagnait aussi le packaging des produits ?  Luzzu, la marque de boissons végétales, a décidé de proposer aux consommateurs un emballage pratiquement transparent afin de permettre à ses clients d’accéder plus directement à l’essence du produit et surtout de montrer que ses produits n’ont rien à cacher ! Lorsqu’on regarde de plus près la marque on découvre aussi que cette dernière est issue d’une campagne de crowfunding, via la plateforme Kiss Kiss Bank bank. Comme quoi la transparence peut faire partie de l’ADN de l’entreprise.

Cependant, la transparence a peut-être ses limites. Dans les années 70, les industriels avaient décidé d’enlever les colorants dans les sirops. Ce fût un réel flop ! Les consommateurs aiment la transparence mais peut-être pas partout.

 Le concept de transparence est une réelle tendance qui marche si l’expérience prodiguée est alignée sur les valeurs et le discours de la marque. Si elle a tout bon, avec le concept de transparence, l’entreprise instaure alors un vrai sentiment de confiance et créée une relation de proximité avec le consommateur. A voir maintenant si cette dernière continue de s’imposer ou si ce n’est qu’une tendance éphémère, répondant simplement à un principe de précaution !

Chloe VANDYSTADT  –  www.rp-infinies.fr

Influenceurs : Journalistes, bloggeurs….  L’amalgame des genres !

Influenceurs : Journalistes, bloggeurs….  L’amalgame des genres !

L’attention des marques se focalise, de plus en plus, sur ceux qu’on nomme désormais les “influenceurs“ mais qui sont-ils réellement ? Quels sont leurs rôles et leurs points forts ?

Définir le profil type d’un influenceur reste quelque peu complexe et controversé…  Originellement, le terme nous vient de l’anglais influence marketing, et désigne aujourd’hui une version actualisée, contemporaine et digitale de la figure du leader d’opinion.

Être ou ne pas être un influenceur ?  

De nos jours, les communicants, les bases de données RP… référencent les journalistes et bloggeurs comme des influenceurs. Cependant, il me semble que cette catégorisation n’est pas réellement applicable. En effet, selon moi, ils possèdent deux expertises très différentes en diffusant des messages via des canaux différents.  Le journaliste a lui été formé à la rédaction ainsi qu’à la synthèse, il écrit pour un média qui lui apporte une force supplémentaire. Le bloggeur possède une relation directe avec les marques, qui détiennent parfois un contrôle sur lui.

A mon sens, les influenceurs sont, aujourd’hui, uniquement les comptes influents des réseaux sociaux et des blogs, grâce à leur forte audience. Même si  les influenceurs traditionnels sont bels et bien les journalistes, autour desquels se sont agglomérés tous les influenceurs qui utilisent les nouveaux médias.

Communication ou marketing d’influence ?

Le rôle premier des influenceurs et des journalistes n’est pas le même. Les influenceurs, via le marketing d’influence, a pour  vocation à faire vendre en cherchant à faire adhérer. Au contraire, les journalistes, grâce aux relations presses, ont pour but de faire sens pour convaincre et fidéliser. Les enseignes au travers des agences de relations presse n’entretiennent pas de liens financiers avec les médias, comme le précise le décret d’application Pierrefitte qui définit depuis 1965 leur métier. Contrairement aux marques qui utilisent les comptes influents/ bloggueurs pour mettre en scène leurs produits ou services et ainsi vendre…  Bien évidemment les influenceurs gardent leur ton, et une certaine indépendance.  En effet, Il est probable qu’ils choisissent de ne pas parler d’une marque ou d’un produit qu’ils n’aiment pas plutôt que de le descendre en flèche en public.

Les nouveaux influenceurs pour remplacer  les journalistes ?

Selon moi, il est peu probable que les influenceurs viennent à remplacer un jour les journalistes.  Pour plusieurs raisons, tout d’abord,  le  marché des influenceurs reste un écosystème géré et contrôlé par les marques.

Aline WEBER –  www.rp-infinites.fr

Communication sur Snapchat : état des lieux

Communication sur Snapchat : état des lieux

Snapchat, créé en septembre 2011, est un réseau social qui permet de partager des photos ou des vidéos éphémères, visibles seulement pendant 24h. Les entreprises peuvent également partager du contenu visible à tous dans une rubrique nommée « Discover » (cf photo). Les publications, autrement dit les « snaps », peuvent rediriger l’utilisateur vers un article ou une vidéo plus longue via un lien intégré.

Atteindre sa communauté avec ce réseau social

La cible Snapchat est située entre 18 et 34 ans. Les 25-34 ans sont de plus en plus nombreux. Les marques souhaitant atteindre cette cible ont tout intérêt à communiquer via l’application pour partager avec les utilisateurs des informations exclusives, créer du contenu créatif et un storytelling, en montrant des images de coulisses d’un évènement ou d’un lancement de produit, par exemple.

L’interaction avec la communauté est un autre intérêt de Snapchat. En effet, les échanges sont facilités sur l’application : il suffit de cliquer sur le nom de l’utilisateur ou de la marque pour lancer une discussion.

Comment une marque peut-elle communiquer sur Snapchat ?

Il existe plusieurs moyens pour une marque d’atteindre son public via Snapchat, en voici quelques exemples (annonces payantes) :

Les Snap Ads : petites vidéos de 10 secondes permettant d’inclure des informations supplémentaires, accessibles en balayant l’écran vers le haut. Ce contenu peut être une vidéo plus longue ou un article. Les utilisateurs peuvent acheter des services directement grâce à cette fonctionnalité.

Les filtres sponsorisés : effets que les utilisateurs peuvent ajouter à leur photo (des oreilles d’animaux, des couronnes, etc.). Ils s’affichent en faisant défiler les filtres de la gauche vers la droite. Les entreprises peuvent en créer pour une période donnée et les rendre accessibles à tous.

Les géofiltres sponsorisés : possibilité de créer un filtre spécifique personnalisé, par exemple sur toute la durée d’un évènement. Il s’agit d’un effet que nous pouvons intégrer et superposer à une photo ou vidéo, mettant en avant un lieu ou un évènement pour communiquer sur sa présence à tel endroit.

Les géo-filtres à la demande

Les géo-filtres à la demande sont l’option publicitaire de base sur Snapchat, permettant à toutes les entreprises de mettre en place une campagne publicitaire sur la plateforme pour un budget de 5$.

Ils sont identiques aux géo-filtres sponsorisés mais sont disponibles à une échelle plus petite (par exemple, à peine un pâté de maison) et pour une durée d’engagement plus courte (au minimum une heure).

Snap to Unlock

Ce nouveau format publicitaire est actuellement testé par Snapchat. Il utilise des Snapcodes sur des supports de communication physiques pour inciter les utilisateurs à interagir avec les marques en accédant à des fonctionnalités « secrètes » dans l’application. Les utilisateurs prennent une photo du Snapcode à partir de l’application pour débloquer un effet ou un géo-filtre sponsorisé, valable pendant une durée limitée.

Si les publicités d’une marque se distinguent par une bande son de très haute qualité, il est opportun de mettre en place une campagne publicitaire sur ce réseau. En effet, 60% des vidéos Snapchat sont visionnées avec le son, tandis que sur Facebook, 85% des vidéos sont visionnées sans son.

 Y a-t-il un intérêt pour toutes les marques ?

Il y a donc un avantage à communiquer sur Snapchat lorsque la cible correspond à celle de l’application.

Selon moi, l’interface dans laquelle se trouvent les stories d’influenceurs et de marques n’est pas assez claire et n’aspire pas particulièrement à passer du temps dessus. S’il fallait choisir une occasion ou un moment pour communiquer sur Snapchat : je choisirai un évènement. Les géofiltres sont en effet très utilisés et appréciés par la cible des 18-34 ans. Cela permet de créer de l’engagement, qui est indispensable aujourd’hui. Par conséquent, tous les domaines n’ont pas d’intérêt à communiquer via ce biais. Les secteurs qui intéresseront le plus la cible sont les suivants : lifestyle, alimentation, mode, alimentation et jeux vidéos.

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinites.fr

Pourquoi les GIFs marchent-ils si bien ?

Pourquoi les GIFs marchent si bien ?

Quand je regarde les réseaux sociaux dernièrement, j’ai toujours la même question qui me revient : « Pourquoi les GIFs marchent si bien ? ». J’ai donc décidé de regarder cela de plus près et de tenter de vous donner une réponse 😉

Commençons par le début : Qu’est-ce qu’un GIF ?

Le GIF tire son nom de son format informatique « .gif », qui est l’abréviation de Graphic Interchange Format, en français format d’échange d’images. C’est un fichier comprenant plusieurs images dont ces dernières permettent d’obtenir une animation par affichages successifs en boucle.

La suite : Pourquoi ça marche ?

Maintenant que tout le monde sait ce que c’est, passons à ma question. La réponse est toute simple : Parce que cela fait appel à nos émotions élémentaires ! Et si vous avez lu le dernier article de Sophie sur le blog vous savez à quel point ces dernières influencent notre engagement ! Pour ceux qui ne l’aurait pas lu, cliquez ici J

Et oui, dans les GIFs partagés sur les réseaux sociaux se sont avant tout des émotions élémentaires qui son mise en avant. Amour, colère, humour, bonheur, tristesse, envie, excitation… voici ce sur quoi jouent les GIFs ! Ces fichiers animés pénètrent au cœur de nos usages quotidiens. Par exemple si j’ai faim, je pourrai utiliser le GIF suivant :

Le fait de partager une émotion animée permet d’exprimer clairement ce que l’on ressent et entraîne des réactions de sa communauté qui rebondit sur l’immédiateté du message. Et oui, un GIF étant inspirant il amène l’engagement !

Et l’engagement sur les réseaux sociaux, c’est que recherche les marques surtout sur Facebook avec le nouvel algorithme. Donc : Comment attirer l’œil au milieu d’un feed chargé ? Réponse : Avec un bon GIF ! Les entreprises se servent donc de ces émotions potentiellement exploitables pour avoir plus de visibilité et faire passer des messages sans marteler le nom de la marque. Malin !

La fin : Toujours plus

Aujourd’hui les GIFs marchent tellement bien que des marques mettent en place des stratégies exclusivement basée sur ce type d’expressions.  Personnellement, je ne pense pas que ce soit la bonne formule, pour moi le GIF est l’un des outils à utiliser lors d’une stratégie sur les réseaux sociaux mais à mon sens il n’est pas bon d’en abuser : trop de GIF, tue le GIF ! L’émotion c’est bien mais cela ne permet pas de faire passer tous les messages. Après ce n’est que mon avis 😉

Chloé VANDYSTADT –  www.rp-infinites.fr

#LaBonneActionDeCom

#LaBonneActionDeCom

Ce mois-ci, j’ai décidé de revenir sur une belle action ou Lacoste a réussi à faire rimer cause animal et brand marketing : Lacoste x Save Our Species !

Rappelons tout d’abord l’idée, Lacoste a cédé la place de son légendaire crocodile pour des espèces en voie d’extinction dans une collection de polos en édition très limitée, 1775 polos avec 10 animaux différents. Pour chaque espèce, la quantité de polos produits correspondait au nombre d’animaux recensés dans la nature, allant de 30 exemplaires pour le Marsouin du Pacifique à 450 exemplaires pour le Cyclure de l’île Anegada, en passant par 67 exemplaires pour le Rhinocéros de la Sonde, 150 exemplaires pour Le Gibbon de Cao-vit, etc… En achetant un polo sur site Internet de la marque en Europe ou aux Etats-Unis, le client contribuait à aider l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et Lacoste dans leur combat pour la préservation des espèces à travers le monde.

L’action lancée à l’occasion de la Fashion Week de Paris, le 28 février dernier, a fait beaucoup de bruit. Cette dernière est l’idée de l’agence BETC Paris qui a proposé à Lacoste de toucher à son logo, le fameux crocodile qui trône fièrement sur les différents modèles de la marque depuis 85 ans, une action pas anodine, pou

r alerter sur l’état mondial de la biodiversité et la cause animal. Cette belle idée met en avant la force et la volonté des agences à être toujours plus innovantes avec des actions de communication inattendues ! Avoir la bonne idée qui mettra en avant votre marque, c’est notre quotidien J

Une belle action de communication qui a abouti à la création d’un partenariat de 3 ans entre Lacoste et l’UICN, via une collaboration à but non lucratif pour la marque. En effet, l’ensemble des bénéfices ont été réinvesti, la moitié a été reversé directement à l’IUCN afin de financer des actions concrètes de protection de la nature et le reste a été placé dans des actions de communication destinées à donner de la visibilité à cette cause et au programme Save Our Species.

Remplacer son logo, une prise de risque relative, compte tenu de la force de la marque, mais une stratégie payante, jouant sur l’émotion, comme l’explique, Bertille Toledano : « le crocodile est l’un des logos les plus connus au monde et un animal ayant survécu sur une temporalité très longue.  Lacoste comme BETC ont voulu saisir cette opportunité pour attirer l’attention sur des espèces menacées. Ainsi, c’est en touchant au cœur de la marque, dans ce qu’il a de plus iconique que nous espérons mettre en lumière et susciter l’adhésion sur ce sujet fondamental qu’est l’érosion de la biodiversité de par le monde ».

En bref, c’est une action de communication parfaitement orchestrée, attirant l’attention et jouant avec l’émotivité du grand public, nous sommes début avril et tout le stock a déjà été épuisé. Lacoste profiterait-il  de la sensibilité du plus grand nombre à se tourner vers plus d’éco responsabilité pour promouvoir sa marque ?

Chloe VANDYSTADT –  www.rp-infinites.fr

La place des émotions dans la communication

La place des émotions dans la communication

Sur les réseaux sociaux, dans les forums de discussions et sur les sites de notation tel que TripAdvisor, les clients insatisfaits ne manquent pas de se manifester d’une manière ou d’une autre pour le faire savoir. Tandis que des clients satisfaits ne s’expriment que rarement.

C’est en raisonnant ainsi que, pendant des décennies, le service client était concentré sur la gestion des mécontents et insatisfaits, sans se préoccuper des clients silencieux, de leurs émotions et du pouvoir de ces émotions sur leurs décisions d’achat, de réachat, etc. C’est pourquoi la dimension émotionnelle doit occuper une place prépondérante dans les stratégies de communication et marketing des entreprises.

L’intérêt d’ajouter l’émotionnel dans la relation client et la communication

Tout ce qui se passe dans notre mémoire et dans nos comportements est lié à des émotions ressenties. Ce sont ces émotions qui font que nous nous rappelons des souvenirs. Les émotions de joie, tristesse, surprise, plaisir ou encore amusement s’inscrivent dans notre cerveau et nous nous en rappelons facilement.

Le but des entreprises est de faire en sorte que les clients se souviennent d’elles. La multiplicité de l’offre dans de nombreux domaines oblige chaque société à trouver un moyen de différenciation, et donc, de susciter des émotions particulières chez les clients.

Grâce aux émotions ressenties, le consommateur va ensuite vouloir raconter son expérience, et, c’est ainsi que le bouche-à-oreille prendra place.

Dans les publicités actuelles, nous remarquons que les émotions sont presque toutes utilisées et mises en scène à la TV : dans les publicités automobiles, alimentaires, les banques, les opérateurs téléphoniques, etc. Elles font appels à des situations quotidiennes que nous vivons couramment. Cela nous touche donc plus directement. Une publicité qui provoque le rire est également très bénéfique pour la marque. Ces dernières années, les entreprises font des efforts dans ce sens.

Les marques font naître des émotions dans l’esprit des consommateurs en organisant des évènements et des opérations marketing sur des thèmes tels que Noël et Pâques qui évoquent des souvenirs marquants et positifs à tous. Certaines entreprises telles que Michel et Augustin et Monoprix laissent place à l’originalité dans la création des packagings et, plus globalement, dans leur communication avec les publics en employant un langage mêlant humour et familiarité.

L’émotion positive est une valeur d’avenir. Cela passe aussi par l’empathie.

Les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs d’émotions

Le langage des emojis n’est plus réservé à la sphère privée. Il est possible et même conseillé désormais de les utiliser dans sa communication de marque sur les réseaux sociaux dans l’optique d’ajouter une note d’humeur, d’enlever une ambiguïté d’un message qui pourrait être mal perçu. Par exemple, aux États-Unis, les consommateurs peuvent maintenant passer commande d’une pizza chez Domino’s Pizza depuis Twitter avec un emoji.

Les marques souhaitent se rapprocher des consommateurs, il serait donc logique d’utiliser le même langage qu’eux. Les émoticônes en font partie. Cela permet de créer de la complicité, de susciter l’engagement et d’attirer l’œil. Il faut bien sûr adapter son discours à chacun et se méfier de ne pas abuser des emojis. Par ailleurs, les photos et les vidéos permettent de faire passer plus d’émotions qu’un simple message écrit, et de partager des contenus plus diversifiés que les publicités traditionnelles.

En conclusion, l’agence conseille les clients dans leurs axes stratégiques de communication pour que l’aspect émotionnel soit pris en compte en amont. C’est en effet déterminant pour fidéliser les clients et faire naître des ambassadeurs de marque. L’entreprise ne sera plus appréciée seulement pour ses produits, mais aussi pour ce qu’elle fait vivre et ce qu’elle partage avec les consommateurs.

 

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinites.fr