Archives de catégorie : Communication de marque

Comment modifier et redorer son image de marque ?

Comment modifier et redorer son image de marque ?

Image de marque et réputation

L’image de marque désigne l’ensemble des représentations et des jugements de valeur associés à une entreprise ou à une marque. L’image de marque se rapproche de la notion de « réputation ».
La concurrence est de plus en plus rude. Notamment si nous prenons l’exemple des enseignes au concept « prix bas », qui se multiplient de jour en jour : Babou, Gifi, Tati, Noz, Action… mais comment se mettre en avant parmi toute cette concurrence ? Face aux nouveaux venus, certaines doivent même redorer leur image et la moderniser. Comment s’y prennent-elles ?
Dans l’esprit des consommateurs, prix très bas est associé à mauvaise qualité. Ces magasins attirent au départ des personnes à faibles revenus. Si l’on souhaite atteindre une cible plus large, il est nécessaire de modifier son image de marque et la communication qui accompagne ce changement.
Mais, avant de savoir s’il est nécessaire de modifier son image de marque ou la redorer, il faut connaître les attentes des consommateurs, et mener une enquête auprès d’eux peut révéler bien des choses.

Les moyens à mettre en œuvre pour modifier son image de marque
Si nous prenons l’exemple de Tati, l’enseigne avait déposé le bilan en 2005 et a été repris par le groupe Eram en 2007, avec un nouveau PDG. C’est en 2013 qu’une nouvelle stratégie voit le jour : un logo revisité, un mix-marketing et une présence forte sur le Web. L’agence accompagne ses clients dans chaque étape de leur développement, même lorsqu’il s’agit de modifier leur image.
Cela nécessite de revoir plusieurs aspects de la stratégie de l’entreprise, tel que :

• Modernisation et renouvellement de l’offre

La mode, les goûts et les tendances évoluent rapidement, il est nécessaire d’adapter ses produits et ses services en fonction de ces changements.
L’offre doit être renouvelée régulièrement pour ne pas lasser les clients et leur donner envie de revenir au plus vite. Tati a repensé son offre en passant d’un modèle de déstockage de saison à la création de produits sous la marque Tati. Une équipe de stylistes est dédiée à cette mission. L’offre est renouvelée toutes les 2 semaines en phase avec la mode et le besoin de renouvellement des consommatrices.

• Modernisation du logo

Il faut parfois commencer par la modification du logo, cela s’associe avec une nouvelle stratégie de communication la plupart du temps. Il sera à décliner sur tous les supports ensuite.


Par exemple, du côté de Tati, le logo sur fond vichy rose avait assez vécu et ne véhiculait plus l’image souhaitée, plus tendance. Le nouveau logo rose vif sur fond blanc donne une image plus moderne à l’enseigne. Le slogan « les plus bas prix » est inchangé mais la nouvelle stratégie de communication de Tati est davantage portée sur l’offre, les magasins et le site Internet.

• L’aménagement du point de vente

L’aménagement du magasin est l’un des piliers de la réussite d’une entreprise. L’apparence, l’ambiance et l’expérience offerte aux clients doivent être attractifs afin de donner envie d’entrer pour la première fois, et aussi de sceller une relation dans le temps. L’aménagement permet de se distinguer des concurrents et de valoriser un positionnement. Dans le cadre du changement de Tati, les nouveaux magasins allient simplicité, plaisir et confort d’achat. Le grand magasin populaire devient une marque vivante, festive et décomplexée pour toute famille. L’intérieur est organisé en mini-boutiques selon tous les univers (mode homme, femme et enfants, lingerie, beauté, décoration, mariage…cf photo). Chaque univers est travaillé comme un véritable spécialiste, tout en restant fidèle à son ADN : démocratiser les tendances de la mode au bon moment, à des prix toujours bas.

• Ne pas négliger le digital

Il est également important de s’ouvrir au digital : renforcer sa présence sur les réseaux sociaux, refaire le site internet en cohérence avec la nouvelle charte graphique et l’image que la marque souhaite véhiculer. Tati et GiFi ont tous deux lancé leur application mobile afin d’accentuer la proximité avec leurs clients, prolonger l’expérience d’achat et générer de l’interaction avec ses clients pour augmenter l’engagement qui est essentiel.

En conclusion…

une enquête menée au préalable peut mettre en lumière les points à améliorer ou à revoir. La connaissance du client est primordiale avant d’entamer toute démarche telle qu’un changement de stratégie de communication. Redorer son image passe par revoir l’identité visuelle de l’entreprise, que ce soit en magasin ou sur le Web ; mais aussi par le discours tenu dans l’accroche publicitaire, le positionnement et le ton des textes qui doivent refléter l’identité visuelle et les attentes des publics. Il faut aussi bien sûr être en veille permanente sur son marché pour être réactif face aux évolutions. Comme on le dit souvent … il faut évoluer avec son temps !

Sophie DE LEHVENFEHLT – INFINITÉS Communication

Relations presse et notoriété : la preuve de efficacité par l’image

Relations presse et notoriété : la preuve de l’efficacité par l’image

– BASKO : Vous connaissez ??

En France, personne ne connaît ou plutôt ne connaissait la marque italienne Basko. Une marque de petits supermarchés de proximité qui est présente dans toute l’Italie, mais surtout dans le nord de du pays, grâce à 60 points de vente. Créé en 1987, elle affiche un chiffre d’affaire de 290 millions d’euros, compte plus de 1350 salariés et se développe en franchise.

Une marque donc inconnue en France et qui n’avait pas vocation à se faire connaître. Cependant, elle fait irruption dans le paysage français, la preuve :

Comme vous avez pu le voir à travers le graphique Google Trends ci-dessus, qui met en avant l’évolution de l’intérêt pour la recherche « Basko » en France sur les 12 derniers mois, on remarque un très important pic de recherches concernant cette marque au sein de notre pays sur ces dernières semaines. 100% représente le moment où les recherches ont été le plus nombreuses. On constate donc un réel pic d’intérêt pour cette recherche en août 2018, par rapport au reste de l’année.

Irruption réelle quant on la met en comparaison avec les recherches effectuées sur des marques de supermarchés français. Confrontons la par exemple avec Coccimarket et G20, sur la même période :

Les marques françaises bénéficient, bien évidemment, d’un nombre de recherches plus importantes tout au long de l’année, pourtant l’intérêt pour Basko rattrape presque le nombre de recherches de G20 en août 2018. Un phénomène très étonnant sachant qu’aucun point de vente de cette marque n’existe en France !

Étrangement, on constate également le même pic d’évolution d’intérêt pour la marque en Italie. Voici un graphique, Google Trends, mettant en avant l’évolution de l’intérêt pour la recherche « Basko » en Italie sur les 12 derniers mois :

Pourquoi les recherches concernant cette marque ont augmenté autant en août 2018 ? La marque aurait-elle bénéficié d’une visibilité médiatique importante ?

Une tragédie la mise au milieu de l’actualité :

Nous nous rappelons tous cette photo. Le tragique effondrement du pont Morandi, à Gênes le mardi 14 août. Une photo hors du commun, liée à un évènement catastrophique qui présente le camion à l’effigie de Basko et son miraculeux chauffeur !

En regardant de plus près les recherches concernant la marque en France entre le 13 août, veille du désastre, et le 20 août, on constate que les pics d’intérêt de recherche sur Basko sont lors des journaux télévisés du 13h et du 20h.

Le nombre de recherches le plus important étant atteint le 16 août à 20h.

 

Cet événement met donc en évidence que la visibilité offerte par les médias apporte de la notoriété. Si une photo où l’on voit une marque attire l’attention et crée de l’engagement, imaginez-vous l’impact que peuvent avoir les relations presse. Cet exemple, qui deviendra sûrement un cas d’école, démontre la dimension qu’une visibilité médiatique peut apporter, tant au niveau de la popularité d’une marque qu’au niveau de la démarche active du grand public, qui traduit l’engagement de ces derniers au sens marketing du terme.

 

Pour mettre en avant que les stratégies de communication sont partout et se créent aussi en fonction de l’actualité, il est à noter que la marque Basko a pris la parole suite à cet événement. Elle a notamment mis le chauffeur au cœur de cette dernière en donnant de ses nouvelles et en affichant ainsi les valeurs de la marque, proximité et bienveillance. Une visibilité qui a profité à Basko en Italie, puisque les ventes ont augmenté durant cette période.

 

On constate, avec cette actualité, que le gain de notoriété entraîne l’évolution des ventes. Cependant un buzz ne mène pas à une mémorisation à long terme de la marque. Par conséquent l’intérêt du grand public chute une fois la mise en lumière terminée. Une communication qui a pour objectif de créer la notoriété d’une marque à long terme, s’inscrit dans une stratégie de mémorisation via de la répétition. On ne communique pas pour le plaisir mais bien pour s’ancrer dans la mémoire du plus grand nombre.

 

Attention, ne vous méprenez pas, à travers cet article, nous ne disons pas qu’il faut profiter d’actualités tragiques pour faire le buzz ! Toutefois, une communication qui marche est essentiellement basée sur l’émotion et la répétition.

 

Chloé VANDYSTADT – Agence INFINITÉS Communication

« Tu seras un homme, mon fils »

« Tu seras un homme, mon fils »

Le 1er juin dernier, la Fondation des Femmes a marqué les esprits avec la diffusion sur TF1, en amont du match de préparation à la Coupe du monde de Football « France – Italie », de sa nouvelle campagne de sensibilisation aux violences faites aux femmes : « Tu seras un homme, mon fils ».

Un film poignant de 45 secondes, réalisé par Jérôme de Gerlache avec, en fond, la voix du rappeur Oxmo Puccino. Inspiré du poème de Rudyard Kipling « Tu seras un homme mon fils », le spot met en avant l’importance de l’éducation et de la transmission de valeurs  propices à favoriser l’égalité, dans la lutte contre les violences et les inégalités envers les femmes. Parce que ce combat ne sera pas gagné sans les hommes, la Fondation des Femmes leur a adressé un message fort ayant pour objectif d’agir pour empêcher la reproduction de ces comportements d’une génération à l’autre.

Pour atteindre leur objectif et mobiliser l’opinion publique, la Fondation des Femmes a mis en place une campagne d’envergure. Avec le soutien de TF1 et France Télévision, le film a notamment bénéficié d’un plan média télé conséquent et surtout d’un lancement fort.  En effet,  le spot a été dévoilé à un moment clé : le match de préparation à la Coupe du monde de Football « France – Italie ». L’événement ayant rassemblé 7 648 000 téléspectateurs, en particulier des hommes, s’est avéré être le moment idéal. Une belle action de communication, bien orchestrée qui met en avant un travail collaboratif réussi. Aujourd’hui notre métier consiste aussi à créer des synergies et mettre en relation des acteurs, parfois très différents, pour créer un échange gagnant-gagnant. Dans le cadre de cette campagne, TF1 et France Télévision, affichent leur soutien à une cause bienveillante et vont dans le sens du gouvernement pour qui l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité.

Dans la même lignée, la Fondation des Femmes a reçu le soutien de la Fédération Française de Rugby qui s’est engagée à diffuser le film auprès des jeunes joueurs, dans les stades et les centres de formation.

Pour finir, toute communication passe aujourd’hui par les réseaux sociaux. Le community management est devenu une expertise clé à maîtriser pour qu’une campagne touche le plus grand nombre. La Fondation des Femmes a donc, en parallèle de sa campagne en télévision, largement diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Le #TuSerasUnHommeMonFils ayant été repris en masse tant par les médias (BFM, France Info…) que par le grand public.

La campagne de sensibilisation « Tu seras un homme, mon fils » s’affirme comme une communication efficace, qui a su créer l’engagement du plus grand nombre. Mais est-ce qu’une seule campagne réussie, via un « buzz », est suffisante pour avoir des dons pérennes ? Le soutien à cette cause évoquée par un très grand nombre sera-t-il éphémère ou permettra-t-il à la Fondation des Femmes de collecter davantage de dons sur du long terme ?

Lien vers le film : https://www.youtube.com/watch?v=q1e6rFT8E4c

Chloe VANDYSTADT – www.rp-infinies.fr

« La pub est morte, vive les RP »

« La pub est morte, vive les RP »

Dans leur livre « La pub est morte, vive les RP »,  Al et Laura Ries  rappellent les différences entre relations presse et publicités : lancement de la marque d’une part, maintien de sa notoriété d’autre part.  A leurs yeux, ce sont aux RP de générer les perceptions positives que les campagnes de pub pourront ensuite exploiter. La publicité doit s’inscrire dans la continuité des RP et défendre la marque que celles-ci ont créée. Toutes les grandes réussites marketing récentes renvoient à des succès de RP, avec très peu d’investissements publicitaires. Mais quelles sont donc les complémentarités de ces deux outils de communication que l’on pense souvent opposés ?

Publicité… RP… Quèsaco ?

On a parfois tendance à confondre RP et publicité. Il est vrai que la limite peut sembler vague, d’autant plus que les deux utilisent les mêmes supports : les médias. Retour sur les différences entre ces faux jumeaux.

La publicité, c’est la visibilité que l’on achète (Paid Media).

On choisit le contenu que l’on souhaite diffuser et l’on sait exactement quand, et comment ce dernier paraîtra.  C’est une méthode vieille comme le monde que l’entreprise maîtrisé, et sa répétition dépend entièrement du budget disponible. La publicité peut en effet demander un budget conséquent en fonction du type de campagne mené.

Les relations presses sont, quant à elles, une visibilité que l’on obtient (Earned Media).

On parle de RP dès lors qu’une tierce personne (journalistes, influenceurs…) nous mentionne. Elles regroupent l’ensemble des actions effectuées à destination de la presse dans le but d’obtenir une couverture presse à l’entreprise ou à ses produits. Une fois l’information transmise au journaliste, il est seul à décider si il souhaite la traiter, de quelle manière et à quel moment. Il est donc important de nouer des relations solides avec les médias pour assurer des retombées de qualités.

L’impact et l’interprétation d’une pub et des RP pour le commun des mortels est très différents. En effet, une étude relayée par CBNews, en 2013, montrait que seuls 15% des français font confiance aux publicités. À l’inverse, l’impact du bouche-à-oreille est bien plus important en France selon un article de La Tribune. Le bouche-à-oreille, c’est aussi ce qu’apportent les RP. Le public fait davantage confiance au earned media dont une marque bénéficie dans la presse et les blogs, sur les réseaux sociaux, les forums, ou au travers des avis et commentaires des consommateurs.

En termes d’image et de réputation, les RP sont une arme ultime. La publicité à l’inverse offre des possibilités de ciblage incroyable.

Alors pub et RP, complémentaires ou non ?

Et bien… tout est complémentaire. La publicité est essentielle parce qu’elle délivre un contenu à fort impact, important pour asseoir une image. Les RP nouent une relation durable. Elles reposent sur le contenu, le terrain, la visibilité.

Tout dépend donc de l’objectif mené lors de la campagne. Ce dernier déterminera alors l’action et l’outil de communication. Le mix-média reste le plus largement prôné par les professionnels de la communication afin d’harmoniser ces actions et d’étendre leurs succès.

Mais peut-être que l’engouement et le poids  des réseaux sociaux, changeront  à terme la donne sur cette complémentarité…

Aline WEBER  – www.rp-infinies.fr

Comment profiter de la Coupe du Monde pour communiquer autour de sa marque ?

Comment profiter de la Coupe du Monde pour communiquer autour de sa marque ?

La Coupe du Monde, forte de son succès, était l’occasion pour de nombreuses marques de profiter de cet évènement international pour se mettre en avant.

Selon une étude Harris Interactive de début 2018, un français sur deux avait l’intention de suivre la Coupe du Monde de football qui s’est tenue en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018. Ce score est encore plus fort auprès des hommes (63% d’entre eux ont cette intention) et auprès des moins de

35 ans (68%). Par rapport à leurs habitudes le reste de l’année, les Français ont déclaré vouloir davantage échanger, commenter et partager à l’occasion de la Coupe du Monde.

Voilà pourquoi il était judicieux de mettre en avant sa marque durant ce mois festif autour du sport le plus médiatisé au monde, et il en est de même pour toutes les opérations sportives de grande ampleur.

Qu’est-il possible de mettre en place pour sa communication ?

Plusieurs possibilités s’offraient alors aux entreprises : une opération commerciale telle qu’une offre spéciale, des ventes privées ou un cadeau à un client avec pour thématique la Coupe du Monde. Par exemple, des TV remboursées si la France gagnait la compétition (ce qui est le cas).

Se rapprocher de sa communauté sur les réseaux sociaux. En effet, les clients fidèles ou attachés à une marque attendent qu’elle soit présente sur les réseaux sociaux pour suivre son actualité et entrer en contact de manière conviviale avec elle.

La Coupe du Monde était aussi l’occasion pour les marques de montrer leur engagement et leur soutien national, ainsi, d’échanger autour d’un sujet fédérateur avec leur communauté. L’interaction peut être enrichie en demandant aux internautes leurs pronostics pour les prochains matchs.

Organisation d’un jeu concours pour faire gagner des lots à des clients ou followers. Cela permet de jouer sur le collectif et l’image de la Coupe du Monde véhiculant notamment les valeurs suivantes : patriotisme, fête, sport et émotion.

Lancer un produit ou créer une offre en édition limitée, en lien avec l’activité de l’entreprise. Par exemple, le lancement d’un burger en rapport avec les Bleus pour un restaurant, des offres comme un menu acheté ou un cocktail : un kit coupe du monde offert (drapeau, perruque, etc…).

Les campagnes de publicités peuvent également intégrer cette thématique afin de toucher un large public, comme par exemple la SNCF (cf photo) qui a joué la carte de l’humour avec le jeu de mot coupe du monde/couper du monde.

De plus, la marque des Poulets de Loué a mis en place une campagne d’affichage faisant apparaître un homme à l’image de Didier Deschamps portant une poule, accompagné du slogan humoristique : « Didier, éleveur de poulets des champs ». Il était possible de commander l’affiche gratuitement pour la recevoir chez soi. Déclencher le rire est un grand atout pour la marque. L’humour dans la publicité impacte l’attention du consommateur et aide à la mémorisation. Ce qui est donc fortement bénéfique pour la marque.

 

Selon nous, les communicants, il est très important aujourd’hui d’ancrer ses actions de communication, publicité et relations presse dans des évènements qui touchent toute la population ou une majorité, comme la fête des mères, fête des pères, Pâques, Noël…lorsque le secteur de l’entreprise le permet. La Coupe du Monde en fait partie, au même titre que les Jeux Olympiques.

En résumé, la période de la Coupe du Monde est idéale pour profiter de l’engouement médiatique engendré par cet évènement mondial !

Communiquer autour de la Coupe du Monde devrait permettre de vendre plus, ou de gagner des clients. C’est pourquoi chaque action de communication doit remonter des statistiques d’évolution de chiffre d’affaires ou de clientèle afin d’en contrôler le ROI.

Nous pouvons tout de même nous demander si communiquer autour de la Coupe du Monde permet réellement de vendre plus, ou de gagner des clients ?

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinies.fr

La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence serait apparemment devenue cool ! C’est en tous cas ce qu’affirme Urban Sublime, un bureau de tendances marketing. Parmi les grandes nouveautés pour 2018, la transparence apparait comme un nouvel élément à mettre en avant dans toutes  les entreprises.

D’après une étude Ipsos, 72% des Français attendent des marques et des entreprises qu’elles soient responsables et transparentes. Les attachés de presse constatent aujourd’hui un vrai besoin de confiance du grand public envers les marques. D’après Abilways, 89% des personnes seraient même capable de quitter une marque si elles s’estiment dupées. Un simple discours « marketing » ne marche plus, il faut des preuves et il faut les afficher.

Tout savoir sur l’entreprise

Aujourd’hui le grand public veut tout savoir sur l’entreprise ! Tant sur comment sont fabriqués les produits, que sur son histoire, sa santé financière, ses projets… D’ailleurs certaines entreprises, comme Maison standards, expliquent clairement leurs coûts, étapes par étapes, ainsi que la distribution de leurs produits sur leur site. Maison standards est d’ailleurs souvent citée comme un bel exemple de transparence !

Cette tendance est également très en vogue dans l’alimentaire grâce notamment aux agriculteurs qui réclament d’être payés à un prix juste et transparent. Un mouvement largement suivi par les consommateurs qui veulent savoir ce qu’ils mangent et combien gagne le producteur. Avec « C’est qui le patron ?« , la première marque dont les produits sont élaborés par les clients, Nicolas Chabanne a chamboulé la consommation.

 

Le but de « C’est qui le patron ? » : créer ensemble des produits bons et responsables, rémunérant tout le monde au juste prix. La transparence est donc au cœur de ce mode de consommation !  

Pour montrer leurs valeurs, les entreprises ouvrent également de plus en plus les portes de leurs usines et mettent en avant leurs salariés. On peut citer par exemple Seat, qui avait mis en scène ses salariés dans une publicité télévisée ou encore Blédina qui a lancé un jeu concours, « Du champs au petit pot », pour inviter des parents témoins en 2017 à venir visiter son usine et ses champs. Des opérations ayant pour but de montrer, en toute simplicité, comment travaille l’entreprise et qu’il n’y a rien à cacher. L’objectif : rassurer le consommateur et créer une relation de confiance.

Avec l’exemple de Blédina on constate également que les consommateurs sont de plus en plus sollicités pour témoigner ou s’investir directement dans les entreprises auxquelles ils croient. C’est d’ailleurs grâce à ce levier que le crowfunding marche aussi bien ! Réglementé depuis octobre 2014, le financement participatif, contribue à un processus de désintermédiation, le particulier est directement en lien avec l’entreprise. Comme succès storie de ce modèle économique, on peut notamment parler du Slip français.

Quand la transparence va encore plus loin

La transparence serait-elle donc la nouvelle tendance car elle s’installe bien plus loin que juste dans la communication des marques ? En effet,  au-delà de la communication des entreprises, la transparence gagne du terrain aussi dans les restaurants ! Aujourd’hui de plus en plus de restaurants ouvrent leurs cuisines ou préparent leurs plats devant les yeux des consommateurs. Ces derniers veulent constater et vérifier par eux-mêmes que ce qui est affirmé par le restaurateur est vrai ! Dans les restaurants sous le modèle économique de la franchise, les têtes de réseaux l’ont bien compris. On peut notamment citer comme exemple les restaurants Subway ou PITAYA ou les plats sont préparés à la commande devant le client. Lieu de vérité par excellence, le consommateur examine la propreté et le processus de confection de son repas. La transparence devient alors un appui de vente et un outil marketing à part entière.

Les réseaux sociaux vecteurs de transparence ?

Sur les réseaux sociaux, grâce notamment aux influenceurs, une marque peut connaître son heure de gloire ou être totalement montré du doigt en toute transparence ! On se souvient notamment, il y a quelques mois du magasin Carrefour d’Evry ou de nombreuses vidéos ont circulé montrant des souris dans le pain proposé au rayon boulangerie. L’erreur ne pardonne pas ! Dans ce type de situation, l’entreprise doit notamment réagir vite et efficacement, c’est ce que l’on appelle une communication de crise.

Aujourd’hui les produits sont pris en photo, détaillés, décortiqués dans les moindres détails… les réseaux sociaux ont une part considérable dans le jugement des consommateurs. Les jeunes ne regardent plus la télé et ne lisent plus, ils sont attentifs à l’avis des influenceurs, un métier en plein développement ! Ces derniers annoncent de plus en plus lorsqu’ils sont payés et n’hésitent pas parler franchement de ce qu’ils testent. Qualités, défauts, avantages, inconvénients, tout est passé au crible. Une marque ne doit rien avoir à cacher ou sinon cela parait très vite suspect !

Allons encore plus loin

 Et si la transparence gagnait aussi le packaging des produits ?  Luzzu, la marque de boissons végétales, a décidé de proposer aux consommateurs un emballage pratiquement transparent afin de permettre à ses clients d’accéder plus directement à l’essence du produit et surtout de montrer que ses produits n’ont rien à cacher ! Lorsqu’on regarde de plus près la marque on découvre aussi que cette dernière est issue d’une campagne de crowfunding, via la plateforme Kiss Kiss Bank bank. Comme quoi la transparence peut faire partie de l’ADN de l’entreprise.

Cependant, la transparence a peut-être ses limites. Dans les années 70, les industriels avaient décidé d’enlever les colorants dans les sirops. Ce fût un réel flop ! Les consommateurs aiment la transparence mais peut-être pas partout.

 Le concept de transparence est une réelle tendance qui marche si l’expérience prodiguée est alignée sur les valeurs et le discours de la marque. Si elle a tout bon, avec le concept de transparence, l’entreprise instaure alors un vrai sentiment de confiance et créée une relation de proximité avec le consommateur. A voir maintenant si cette dernière continue de s’imposer ou si ce n’est qu’une tendance éphémère, répondant simplement à un principe de précaution !

Chloe VANDYSTADT  –  www.rp-infinies.fr

#LaBonneActionDeCom

#LaBonneActionDeCom

Ce mois-ci, j’ai décidé de revenir sur une belle action ou Lacoste a réussi à faire rimer cause animal et brand marketing : Lacoste x Save Our Species !

Rappelons tout d’abord l’idée, Lacoste a cédé la place de son légendaire crocodile pour des espèces en voie d’extinction dans une collection de polos en édition très limitée, 1775 polos avec 10 animaux différents. Pour chaque espèce, la quantité de polos produits correspondait au nombre d’animaux recensés dans la nature, allant de 30 exemplaires pour le Marsouin du Pacifique à 450 exemplaires pour le Cyclure de l’île Anegada, en passant par 67 exemplaires pour le Rhinocéros de la Sonde, 150 exemplaires pour Le Gibbon de Cao-vit, etc… En achetant un polo sur site Internet de la marque en Europe ou aux Etats-Unis, le client contribuait à aider l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et Lacoste dans leur combat pour la préservation des espèces à travers le monde.

L’action lancée à l’occasion de la Fashion Week de Paris, le 28 février dernier, a fait beaucoup de bruit. Cette dernière est l’idée de l’agence BETC Paris qui a proposé à Lacoste de toucher à son logo, le fameux crocodile qui trône fièrement sur les différents modèles de la marque depuis 85 ans, une action pas anodine, pou

r alerter sur l’état mondial de la biodiversité et la cause animal. Cette belle idée met en avant la force et la volonté des agences à être toujours plus innovantes avec des actions de communication inattendues ! Avoir la bonne idée qui mettra en avant votre marque, c’est notre quotidien J

Une belle action de communication qui a abouti à la création d’un partenariat de 3 ans entre Lacoste et l’UICN, via une collaboration à but non lucratif pour la marque. En effet, l’ensemble des bénéfices ont été réinvesti, la moitié a été reversé directement à l’IUCN afin de financer des actions concrètes de protection de la nature et le reste a été placé dans des actions de communication destinées à donner de la visibilité à cette cause et au programme Save Our Species.

Remplacer son logo, une prise de risque relative, compte tenu de la force de la marque, mais une stratégie payante, jouant sur l’émotion, comme l’explique, Bertille Toledano : « le crocodile est l’un des logos les plus connus au monde et un animal ayant survécu sur une temporalité très longue.  Lacoste comme BETC ont voulu saisir cette opportunité pour attirer l’attention sur des espèces menacées. Ainsi, c’est en touchant au cœur de la marque, dans ce qu’il a de plus iconique que nous espérons mettre en lumière et susciter l’adhésion sur ce sujet fondamental qu’est l’érosion de la biodiversité de par le monde ».

En bref, c’est une action de communication parfaitement orchestrée, attirant l’attention et jouant avec l’émotivité du grand public, nous sommes début avril et tout le stock a déjà été épuisé. Lacoste profiterait-il  de la sensibilité du plus grand nombre à se tourner vers plus d’éco responsabilité pour promouvoir sa marque ?

Chloe VANDYSTADT –  www.rp-infinites.fr

La place des émotions dans la communication

La place des émotions dans la communication

Sur les réseaux sociaux, dans les forums de discussions et sur les sites de notation tel que TripAdvisor, les clients insatisfaits ne manquent pas de se manifester d’une manière ou d’une autre pour le faire savoir. Tandis que des clients satisfaits ne s’expriment que rarement.

C’est en raisonnant ainsi que, pendant des décennies, le service client était concentré sur la gestion des mécontents et insatisfaits, sans se préoccuper des clients silencieux, de leurs émotions et du pouvoir de ces émotions sur leurs décisions d’achat, de réachat, etc. C’est pourquoi la dimension émotionnelle doit occuper une place prépondérante dans les stratégies de communication et marketing des entreprises.

L’intérêt d’ajouter l’émotionnel dans la relation client et la communication

Tout ce qui se passe dans notre mémoire et dans nos comportements est lié à des émotions ressenties. Ce sont ces émotions qui font que nous nous rappelons des souvenirs. Les émotions de joie, tristesse, surprise, plaisir ou encore amusement s’inscrivent dans notre cerveau et nous nous en rappelons facilement.

Le but des entreprises est de faire en sorte que les clients se souviennent d’elles. La multiplicité de l’offre dans de nombreux domaines oblige chaque société à trouver un moyen de différenciation, et donc, de susciter des émotions particulières chez les clients.

Grâce aux émotions ressenties, le consommateur va ensuite vouloir raconter son expérience, et, c’est ainsi que le bouche-à-oreille prendra place.

Dans les publicités actuelles, nous remarquons que les émotions sont presque toutes utilisées et mises en scène à la TV : dans les publicités automobiles, alimentaires, les banques, les opérateurs téléphoniques, etc. Elles font appels à des situations quotidiennes que nous vivons couramment. Cela nous touche donc plus directement. Une publicité qui provoque le rire est également très bénéfique pour la marque. Ces dernières années, les entreprises font des efforts dans ce sens.

Les marques font naître des émotions dans l’esprit des consommateurs en organisant des évènements et des opérations marketing sur des thèmes tels que Noël et Pâques qui évoquent des souvenirs marquants et positifs à tous. Certaines entreprises telles que Michel et Augustin et Monoprix laissent place à l’originalité dans la création des packagings et, plus globalement, dans leur communication avec les publics en employant un langage mêlant humour et familiarité.

L’émotion positive est une valeur d’avenir. Cela passe aussi par l’empathie.

Les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs d’émotions

Le langage des emojis n’est plus réservé à la sphère privée. Il est possible et même conseillé désormais de les utiliser dans sa communication de marque sur les réseaux sociaux dans l’optique d’ajouter une note d’humeur, d’enlever une ambiguïté d’un message qui pourrait être mal perçu. Par exemple, aux États-Unis, les consommateurs peuvent maintenant passer commande d’une pizza chez Domino’s Pizza depuis Twitter avec un emoji.

Les marques souhaitent se rapprocher des consommateurs, il serait donc logique d’utiliser le même langage qu’eux. Les émoticônes en font partie. Cela permet de créer de la complicité, de susciter l’engagement et d’attirer l’œil. Il faut bien sûr adapter son discours à chacun et se méfier de ne pas abuser des emojis. Par ailleurs, les photos et les vidéos permettent de faire passer plus d’émotions qu’un simple message écrit, et de partager des contenus plus diversifiés que les publicités traditionnelles.

En conclusion, l’agence conseille les clients dans leurs axes stratégiques de communication pour que l’aspect émotionnel soit pris en compte en amont. C’est en effet déterminant pour fidéliser les clients et faire naître des ambassadeurs de marque. L’entreprise ne sera plus appréciée seulement pour ses produits, mais aussi pour ce qu’elle fait vivre et ce qu’elle partage avec les consommateurs.

 

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinites.fr

Le média training pour réussir ses prises de paroles avec les médias

Maîtriser son trac, s’adapter au type de média et à l’angle du sujet, savoir déjouer les pièges, être efficace lors des situations de crises… Un exercice souvent difficile !
Le média Training aide à identifier les  messages à transmettre à la presse  en amont des interviews : un décodage du fond et de la forme.

Aussi bien un travail sur l’image que sur l’anticipation, le média training apprend à savoir diffuser au mieux une information. Destiné à toutes les personnes amenées à prendre la parole au sein de l’entreprise, cet entraînement en conditions réelles, face à différents médias leur permet de mieux  cerner les attentes des journalistes, l’angle du sujet. L’objectif : réussir à faire passer le message essentiel en lien avec l’interview ou de la crise éventuelle. S’exposer aux journalistes sans préparation peut être une faute irréversible pour l’organisation : risque de mauvaise réputation, risque commercial, risque opérationnel. Dans un monde surmédiatisé, la manière dont on se présente est devenue stratégique et doit être parfaitement maîtrisée.

Grâce à un bon média training, le discours devient plus fluide et laisse ainsi une place plus importante pour percevoir le charisme de la personne interrogée. De plus, les journalistes apprécient les intervenants à l’aise et ne manqueront pas de les solliciter à nouveau lorsqu’une nouvelle occasion se présentera.

Quelques pistes de réflexions, durant chaque étape d’une prise de parole, pour apprendre à maîtriser les clés de cet exercice parfois périlleux.

Avant l’interview :

  • Créer le contact avec le journaliste en amont l’interview
  • Connaître l’angle et le sujet de l’interview
  • Anticiper toutes les questions du journaliste et chercher à identifier les différentes questions « pièges »
  • Bien maîtriser le sujet pour ainsi mieux gérer son stress et avoir un discours fluide le jour-j

Pendant l’interview :

  • Porter une attention particulière à l’accroche (30 premières secondes), à l’information donnée mais également à la gestuelle et au ton donné. Il ne faut pas oublier que l’apparence est la première chose que voit le public – bien avant les mots
  • La gestion de la durée de l’interview et le stress. Savoir mettre un terme à l’interview
  • Contrôler la fin de l’interview : une bonne conclusion est essentielle

Après l’interview :

  • Visionner l’interview et l’analyser
  • Retravailler les erreurs éventuelles avec son attaché(e) de presse
  • Capitaliser sur son interview, après diffusion. La partager sur les réseaux sociaux, en interne…

Il est essentiel de s’appuyer sur des professionnels de la communication. L’idéal est de s’entraîner en amont de la prise de parole : une mise en situation face à une caméra avec un communicant est indispensable. En tant qu’agence de Relations presse, l’agence Infinités réalise régulièrement des formations pour apprendre à maîtriser cet art à la perfection !

Aline WEBER –  www.rp-infinites.fr

L’effet Streisand ou la publicité involontaire….

L’effet Streisand ou la publicité involontaire….

Très peu connu du grand public, ce terme existe depuis 2005 et désigne l’effet boomerang subi lors de tentative de censure ou de camouflage d’un contenu que l’on souhaite cacher… En effet, ce phénomène génère presque systématiquement une publicité négative pour la marque ou la personne qui souhaite l’arrêter ainsi !

Barbra Streisand, pionnière de l’effet Streisand

Comme son nom l’indique, la chanteuse et actrice a connu ce « badbuzz » en 2003. En effet, après avoir aperçu une photo aérienne de sa maison sur internet, elle intente un procès au photographe et lui réclame alors 50 millions de dollars.

Il faut préciser que cette photographie fait, en réalité, partie d’une série de clichés liée à un projet scientifique sur l’érosion de la côté californienne.  Alors jusque-là limité à une audience confidentielle, le site enregistre dès l’annonce  du procès des centaines de milliers de vue, selon « The Mercury News ». Sa demande et l’écho créé ont finalement provoqué une diffusion beaucoup plus importante de la photo.

L’effet Streisand est né : attirer la curiosité et susciter la médiatisation d’une information en essayant de l’interdire. On peut noter que ce phénomène donne une ampleur plus importante à l’information que l’on souhaite limiter, initialement l’audience, mais qu’en plus il renvoi souvent une image négative de l’entreprise ou personnalité mise en cause qui est perçue comme voulant réduire au silence un média ou individu en abusant de sa notoriété ou sa puissance.

Plusieurs marques et célébrités connaissent encore aujourd’hui  cet incident. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

  • Une action judiciaire ou une demande publique aura toujours une répercussion dans les médias traditionnels et sur Internet.
  • L’élément incriminé (photo, vidéos,…) sera repris très rapidement sur Internet via des sites média, blog, réseaux sociaux,…

Comment éviter cette perversion ?

Il est très important de bien connaître l’effet Streisand si vous voulez éviter le bad buzz, et ce quelque soit votre domaine d’activité. Il ne faut donc jamais cacher la vérité ni les rumeurs. Mais au contraire, communiquer ouvertement dessus. C’est ainsi la meilleure manière d’éviter à la phase chronique d’une crise un effet Streisand, et de passer au mieux à la phase de cicatrisation.

Cas concret : L’AFP & l’effet Streisand

Lors d’un déplacement officiel de François Hollande, durant son mandat, dans une école, le photojournaliste Denis Charlet, accrédité par l’Elysée selon le système de « pool » – groupement des agences –, réalise un cliché particulièrement peu flatteur du président.

Quelques heures après, la photo qui avait été postée sur la banque de données de l’AFP et de Reuters, a été rapidement retirée. Pour être sure que la photo disparaisse, les deux agences ont demandé aux médias de ne pas l’utiliser ou de la remplacer. Une suppression qui a alimenté la méfiance, certains y voyant la marque d’une pression de l’Elysée.

L’AFP a rapidement regretté cette décision : « nous aurions mieux fait de ne pas tuer cette photo face au buzz déclenché. C’est un peu dommage, car la suppression a provoqué une suspicion sur l’agence, alors qu’il n’y a eu aucune pression », déplore Philippe Massonnet, directeur de l’information de L’AFP. « Non seulement la photo n’est pas ‘morte’ comme nous l’aurions voulu, mais elle est devenue une des images les plus échangées du jour sur les réseaux sociaux en France (accompagnée, en plus, d’une foison de commentaires peu flatteurs à notre endroit…). Le tout alors que cette image, somme toute assez banale et très loin d’être scandaleuse en soi, serait sans doute passée plutôt inaperçue (l’AFP publie en moyenne 2 500 photos par jour) si nous n’avions pas attiré l’attention sur elle en demandant à nos clients de l’éliminer. »

Aline Weber –  www.rp-infinites.fr